Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Fils de l'homme | 10 juin 2008



Moine errant, travesti, marcheur solitaire
Je cherche le berceau de mon identité
Mon orgueil accablé
Dérape dans les mythes virils
Je glisse dans les abîmes
A force de goûter aux limites
Des petites-morts
 

J'atteins un pays de neige
La vérité fond
Mes voiles se détachent
Je suis nu, enfant impuissant
A connaître ta peau
Je suis cet homme effrayé
Par tes désirs de vie
 

Mon désordre s'affole
Face à ta tendre liqueur
Qu'ai-je fait de toi
Ma maîtresse
Je t'abandonne
Incapable de m'abandonner
De posséder l'ultime connaissance
 

Le souffle court
Atteste mon illusion
De retourner au ventre sous-marin
Combien de jours à piétiner les enfers
Avant la résurrection
A droite du père
Et l'abattre comme un vieux chêne
Enfin naître fils de l'homme.

Publié par felixmartin à 23:52:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Sublimation | 15 mai 2008

L'amour de l'amour
Au flamboiement de jungle
Crée des désirs inoubliables
Des balbutiements de peau
Neuve comme l'océan

Les vagues inondantes
De vos troubles incroyables
Ondoient d'improbables lignes de fuite
Les courbes vous fuyez
Les droites lignes fermes
Me fondent

Nos parallèles construisent
Des perpendiculaires
Vibrantes de gaieté mêlée d'effroi

L'écho de nos serments éternels
Dans les chapelles des cimes
Chuchotera.

 

Publié par felixmartin à 23:37:19 dans Nuits blanches | Commentaires (2) |

Son rêve | 04 mai 2008

Depuis longtemps elle marche
Sur mes rêves

Jadis je l'avais perdue
A la vie
Fini le vaste sommeil
Je m'éveille
Pour contempler ma merveille
Innocente

Mes sombres ombres tanguaient
En absence
De mes amours enfuies
Essoufflées
La nuit d'avant hostile
A cessé
S'argentent des clairs de lune
A l'antique

Son regard de lumière
S'est lové
Dans mes livres et déroule
Mes tapis
Elle m'attend et m'approche
Reconnue
Mes doutes usés défaillent
A son âme

Elle ne sait rien de moi
S'abandonne
Pleinement et confiante
Etourdi
J'ôte mon masque fâné
Je l'embrasse
Pour m'unir absolument
A son rêve.

Photo : William Butler Yeats

Publié par felixmartin à 00:35:01 dans Nuits blanches | Commentaires (2) |

Ma soeur Anne | 27 avril 2008

 

Anne, ma sœur Anne
Ne vois-tu rien venir
Ma
lumineuse primevère
A l'aube je berce
Tes soupirs de nourrisson
Je me souviens
Ta main accrochée à mon doigt

Anne, ma sœur Anne
Ne vois-tu rien venir
Ma délicate violette
Dans le soleil du matin
Je panse tes genoux écorchés
Je me souviens
Tes jeux au jardin d'enfant

Anne, ma sœur Anne
Ne vois-tu rien venir
Ma belle nymphéa
A midi tu goûtes
Aux jeunes amours
Je me souviens
De tes premiers chagrins

Anne, ma sœur Anne
Ne vois-tu rien venir
Mon rouge coquelicot
Dans le calme après-midi
Ton ventre s'arrondit
Je me souviens
Tes bébés roulant sous mes mains

Anne, ma sœur Anne
Ne vois-tu rien venir
Mon éphémère fleur de cerisier
Au crépuscule obscur
Tes joues pâlissent
J'arrache
La fleur maudite de ton sein

Anne, ma sœur Anne
Je n'ai rien vu venir
Mon souffle fraternel est vain
La nuit éternelle
Recouvre tes paupières
Je dépose
Les roses noires sur ton cercueil clos.

 

Illustration :
Léda pierre de Lens
Paul Marandon
http://www.paulmarandon.com/

 

Publié par felixmartin à 00:09:21 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

La mort est passée | 25 avril 2008

 

Mon âme-soeur,
La mort est passée près
Offrons-lui nos bouches d'amants
Et rions sous la tonnelle d'argent
Regardons-la grimacer
Dans les ruelles
Elle passera
Et nous resterons enlacés.

Publié par felixmartin à 18:53:57 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| >>