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Jadis, tu m'as profondément tué
Qu'en est-il aujourd'hui de ces cicatrices
Jadis, je me suis abandonné à te guider
Qu'en est-il aujourd'hui de ces empreintes
Jadis, je t'ai profondément aimée
Qu'en est-il aujourd'hui de nos étreintes
Jadis, tu m'as abandonné à tes caprices
Qu'en est-il aujourd'hui de tes errances ?
Publié par felixmartin à 17:35:09 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens

Ecce homo
Je ne suis pas un homme.
Je tiens dans mes bras ton corps
Abandonné avant son envol.
Pourquoi n'as-tu jamais été sage
Pour en savoir long sur la vie ?
Si encore tu écrivais de bons livres
Mais à l'origine quelle tragédie
Habite ta vie, si humaine, trop humaine ?
Hélas, l'aurore s'éloigne
Par-delà nous
Le crépuscule s'annonce
C'est fatal.
Publié par felixmartin à 17:56:42 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Longtemps je caresse
Ta joue d'ivoire
Mes paumes s'enroulent
Sur tes courbes marbrées
Ma langue languit
Du sel de ta peau muette
Je souffle sur ta nuque
Des paroles de désir
Tes yeux fermés voilent leur lumière
Face à ton éternelle mort
Se dresse ma solitude
Et toute la couleur du jour
Devient noire.
Photo : Dominique Guebey Zone
http://dominique.guebey.club.fr/photo/linhof/index.htm
Publié par felixmartin à 21:10:33 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Ma femme labyrinthéePublié par felixmartin à 21:59:27 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

J'ai le cœur qui tombe
Écoute il s'est arrêté de battre
Une main a pénétré
Dans la cage
Elle le tient serré
Angine de poitrine
Ange du désespoir
Je
ne savais pas
À
quoi sert un cœur
Je
ne savais pas
Elle
n'avait pas eu le temps
De
me souffler la force
De
l'amour
Au
bord d'une nuit illuminée
Tu
m'as souri
J'ai
arraché ton cœur
Je
l'ai accroché entre mes deux poumons
Aujourd'hui
je respire par toi
Je
suis plus cruelle qu'un vampire
Bien
plus cruelle
Comment
te rendrais-je jamais
Ton
cœur
Je
m'endors dans les cercles
De
l'oubli
Ma
tombe bat béante
Sans
cœur
La
mort ne me connaît pas
Mon
ange-gardien
De nouveau mes ombres ont étendu
Leurs mains au-dessus de ma tête
Tu es là
Publié par felixmartin à 13:05:38 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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