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Cette nuit, la Grèce est en feu.
Elle brûle. Son coeur est noirci, abattu.
Elle a perdu ses anges gardiens.
Publié par felixmartin à 23:45:36 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Yvonne,
Pourquoi m'as-tu adressé toutes ces lettres ? Tu as attendu trop longtemps. Depuis ton départ je me suis grisé à tant d'autres vies, à tant de goulots, aux enfers aussi. Le temps a passé. Il fallait bien passer le temps, ce faux guérisseur, rompre les espaces éternels. Comment pourrais-je aujourd'hui écouter tes lettres ? Entendre le bruit froissé de leur papier entre mes doigts qui tremblent. Ecoute mon cœur, il se brise, il est en verre blanc. Ne me donne plus à lire tes lettres, elles me font trop mal aux yeux, aux joues, à la bouche, aux tripes, aux genoux, mes pieds fuient sur le sol qui se dérobe. Cette dernière rue où nous avons marché main dans la main, ce dernier matin où nous avons perdu notre langage. Oh Yvonne, qu'avons-nous fait de nos vies l'un sans l'autre ? Le jardin est dévasté, tu ne le reconnaîtrais plus. Tes lettres me sont venues trop tard. Et je suppose que tu ne m'en écriras plus maintenant, trop d'étoiles ont cessé de briller depuis ton départ. Dis-moi. Ma voix s'est éteinte. Je t'ai perdue, mon âme est perdue. J'ai peur.
Ton vieil époux
Ps Je prie pour que tu reviennes, ne serait-ce qu'un jour...
Publié par felixmartin à 21:58:55 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
As-tu bien refermé la porte
Ne laisse pas la petite prendre froid
Il y a tant de monde sur les routes
Nous devons partir nous aussi
Pour quel pays, pour quelle contrée ?
J'ai peur, donne la main à la petite.
L'exode dans mon cœur
Est plus lourd que les routes
A parcourir
Plus lourd que les ponts
A franchir
Toutes ces collines, tous ces fleuves
Qui nous séparent de nous
A l'infini de nos vies.
Annie Lopez : peinture "Exode"
http://www.tableauxdepeintres.fr/annie_lopez/annie_lopez.htm
Publié par felixmartin à 23:24:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai ouvert grands les volets
Les fenêtres
J'ai laissé l'oiseau
S'envoler jusqu'à toi
Au bout du chemin
Je vois ta silhouette approcher
C'est l'Ascension
Ne monte pas au ciel sans moi.
Je crois avoir perdu la raison
Je t'aime Manon.
photo : G MIKE - http://blogapart.blogspirit.com/
Publié par felixmartin à 22:22:12 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens

Ton âme déchirée prie ceux qui sont rentrés
De la transporter dans le voyage idéal
Et la libérer des lourdes journées fatales.
Tes yeux voilés ont perdu la route étoilée.
Eros splendide égrène à tes pieds sa rosée,
Ses rimes d'espoir se glissent en habit d'Eve
Sous ton ciel de lit, ses caresses dans tes rêves
Apaisent les plaies de ton âme déchirée.
D'un envol il te mène à l'éternel retour.
Lové dans les berges qui bordent ton séjour
Il tient ta main pour passer les cruels dédales.
Publié par felixmartin à 13:11:57 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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