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Cri | 19 juillet 2012

Quand le mur est tombé
Ils ont glissé leurs ongles dans mes cheveux
Et j'ai hurlé leur cri enseveli
La foule a continué à fêter la liberté.

.......

Quand le mur est tombé
Leurs ongles pétrifiés
Dans mes cheveux
Se sont plantés
Mon hurlement
En écho à leur cri passé
S'est mêlé à la foule en joie de liberté.

Publié par felixmartin à 22:53:13 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

L'aveugle de Thèbes | 15 janvier 2012

Tu ressembles encore à l'aveugle de Thèbes
Tes yeux n'ont pas de couleur.
Ma bouche d'Ondine est muette
Je tais ton nom.
Comme Eurydice je n'entends que ton pas puissant
Et ta démarche m'est inconnue.
Demain peut-être mes nuits se peupleront de ton nom
Demain peut-être je sentirai ton odeur
Et connaîtrai l'étreinte de tes bras
Demain peut-être je sortirai de la pierre.

Publié par felixmartin à 15:56:35 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Rainer Maria Rilke | 20 mars 2011

 

"Plus nous sommes silencieux, patients et recueillis dans nos tristesses, plus l'inconnu pénètre efficacement en nous. Il est notre bien... Seul un homme qui serait placé brusquement, et sans y avoir été aucunement préparé, de sa chambre au sommet d'une haute montagne, éprouverait quelque chose de pareil : une insécurité sans égale, un tel saisissement venu d'une force inconnue, qu'il en serait presque détruit. S'il imaginait qu'il va tomber... quel monstrueux mensonge son cerveau devrait-il inventer pour qu'il puisse recouvrer ses sens et les mettre en ordre !"

Rainer Maria Rilke

 

 

Publié par felixmartin à 10:23:16 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Secret | 28 décembre 2010

Chaque matin,
Tes sourires m'éveillent
Chaque soir,
Je t'endors
De mes câlins
Pour tes joues douceur
Et les longs week end
Où tu pars sur d'autres chemins
J'égrène les heures
Mais chut c'est un secret
Je te laisse grandir
Loin de moi pendant tes journées
Mon enfant

Publié par felixmartin à 11:20:17 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Automne | 01 février 2008


Plus rien ne t'appartient
tu n'entends plus le vent
tu ne verras plus
Œdipe aveugle.
Les feux te mangent la cervelle
sans merci.

La mer, basilic frisé.
Un sourire jadis effleuré
nous glisse entre les doigts.
Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
et les vieilles maisons qui dansent
en secret.

Publié par felixmartin à 13:37:07 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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