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Automne (poème grec) | 01 mai 2007

AUTOMNE

Plus rien ne t'appartient
tu n'entends plus le vent
tu ne verras plus
Œdipe aveugle.
les feux te mangent la cervelle
sans merci.
La mer basilic frisé.
Un sourire jadis effleuré
nous glisse entre les doigts.
Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
et les vieilles maisons en secret qui dansent.

Auteur inconnu
Traduction Michel Volkovitch (remerciements)

Publié par felixmartin à 19:19:17 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Je vous salue | 18 avril 2007

Je vous salue amants pleins de grâce.

Combien d'amants, sauvés de la froideur des nuits,
Ont cueilli pour moi les fraîches marguerites ?
Aujourd'hui pleine de leurs fureurs passées
J'avance gaiement sur le chemin de la vie
Oubliant mes trahisons passées.

Combien de kilomètres ont-ils franchis
Pour s'abandonner à la douceur de mes charmes ?
Je me souviens de leurs chants suppliants
De jeunes mâles ithyphalliques et pioupiesques.

O mon père pardonnez-moi mes péchés !
Qu'une nouvelle vie commence pour moi
Pleine de la douceur des rides
A défaut des tumultueux fantasmes
De mes anciens amants.

Publié par felixmartin à 19:25:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Sortilèges | 29 mars 2007


Sortilèges

 

Tu te tiens lové dans un coin de la pièce,
Bougeant, respirant à peine.
Ton odeur de peau jusqu'à moi.
Tendu vers l'ailleurs,
En dehors de tout lien avec l'extérieur immédiat,
Tu te livres aux sortilèges concentrés en toi.
J'aspire à pénétrer ta peau granit frissonnante.

 

Publié par felixmartin à 21:05:54 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Mario Sironi | 24 mars 2007

 

 

L'homme et son visage

 

Un homme tient son visage à côté de lui au-dessus du miroir
Il le touche comme s'il était mort ou appartenait à un autre
Et qu'aveugle il cherchât à le reconnaître
Existe-t-il tout à fait cet homme derrière son visage ?

Publié par felixmartin à 17:36:04 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Glacier | 24 mars 2007

Glacier                     

Des mots de brume vibreraient
Dans le village des mers froides
Au pied des monts uniques.
La splendeur du monde serait figée
Au cœur d'un glacier millénaire.

Les larmes de ton œil bleu
Rouleraient sur cette surface lisse
Un jour peut-être une faille
Mènerait l'une d'elles
Jusqu'à mes mains croisées
Dans la prière infinie de l'amour perdu.

 

Le conditionnel exprime non seulement un fait éventuel, subordonné généralement à un événement quelconque mais encore un fait douteux, incertain, imaginaire ou un simple souhait.


Publié par felixmartin à 09:29:58 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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