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Musicales

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Le grand instant | 01 mars 2007

 

Le grand instant était advenu
Alors qu'il traversait le pont
Au-dessus du fleuve
Roulant sa froide caresse.

Le défilé des rapides nuages
En leur lointain
Ouvraient des passages de félicité incongrue
Des libertés asphyxiées.

Il avait traversé tout l'univers
Quand il posa le pied sur l'autre rive
Un grand oiseau noir flotta
Et son cri fendit tous les mondes
Abattus.

L'home frappé s'agenouilla
En pleurs et reconnut sa misère
Jamais oubliée.
Dans un dernier sursaut
Il gravit la montagne sacrée
Pour gagner l'apaisement
Ou pour tomber dans quel dernier abîme.

Publié par felixmartin à 22:33:19 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

L'unique océan | 31 janvier 2007

Si je te racontais l'océan,
Te parlerais-je des anémones lentes,
Des algues tremblantes ?
Te parlerais-je des poissons argent
Ou de ceux-là aux écailles de miel ?
Te parlerais-je encore des coquillages
Posés sur le sable doux
Avec les crevettes pour compagnes
Et les coraux pour paysage ?
Je pourrais des heures durant te parler de l'océan
Tu n'aurais à tes yeux que des images multiples,
Tu ne connaîtrais pas l'unique océan.

Publié par felixmartin à 20:35:04 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Les livres | 31 janvier 2007

Chaque livre renferme un monde nouveau, lis ce livre nouveau et tu graviras des mondes imaginaires, des mondes sublimes, des mondes entiers ! Ferme les yeux et toutes les lumières balbutient derrière tes paupières, vois les mondes infinis scintiller. Au fond de ton cœur, ils sommeillent, éveille-les chaque fois que tu ouvres un livre.

Publié par felixmartin à 20:27:34 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Nausicaa | 28 janvier 2007

Des étoiles de rousseur sur la peau
Coquillage
La chevelure fugitive aux éclairs roux
La jeune fille se cache dans les dunes
Solitude

Encore une enfant auprès de la mer
Elle ne sait rien
Surtout pas qu'elle est belle
Le sable coule sur son sexe frisé
Prisonnière d'une araignée
Aux yeux dorés

Le naufragé brisé par l'écume
Sombre dans le sommeil
Et rêve de Nausicaa
Ses mains pétrissent le sable
Des ondes balayent les dunes.

Publié par felixmartin à 21:42:06 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Le pub rouge | 18 janvier 2007


Une nuit dans le pub rouge
J'avais trop bu c'est sûr
Pour oublier mon amant
Qui ne venait pas.
Les hommes s'approchaient
Guêpes autour du calice sucré
Je baillais d'ennui à l'autre
Qui se promenait ailleurs.


Ils causaient beaucoup cette nuit-là
Leurs discours s'épaississaient
Dans mes verres déjà vides
Le regard de l'un était trop exceptionnel
Celui-là attendait des vagues de tendresse
Cet autre avait la gueule
Ravagée par la cocaïne et le gin.
Toi tu avais les rides dionysiaques
Voilà bien pour sacrifier le cruel.



Pendant que tu touchais mes jambes
Je buvais encore et encore
Les verres que tu m'offrais.
Dans l'escalier ta main entre mes cuisses
On a attendu la porte refermée sur nous
Et le lit à peine défait.
Ma jupe juste glissée
L'éclair des nuits d‘été
Tout le corps et toute l'âme
Mouillé, palpitante
Et l'oubli de toi ne vint pas.

Publié par felixmartin à 20:38:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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