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Le pub rouge | 18 janvier 2007


Une nuit dans le pub rouge
J'avais trop bu c'est sûr
Pour oublier mon amant
Qui ne venait pas.
Les hommes s'approchaient
Guêpes autour du calice sucré
Je baillais d'ennui à l'autre
Qui se promenait ailleurs.


Ils causaient beaucoup cette nuit-là
Leurs discours s'épaississaient
Dans mes verres déjà vides
Le regard de l'un était trop exceptionnel
Celui-là attendait des vagues de tendresse
Cet autre avait la gueule
Ravagée par la cocaïne et le gin.
Toi tu avais les rides dionysiaques
Voilà bien pour sacrifier le cruel.



Pendant que tu touchais mes jambes
Je buvais encore et encore
Les verres que tu m'offrais.
Dans l'escalier ta main entre mes cuisses
On a attendu la porte refermée sur nous
Et le lit à peine défait.
Ma jupe juste glissée
L'éclair des nuits d‘été
Tout le corps et toute l'âme
Mouillé, palpitante
Et l'oubli de toi ne vint pas.

Publié par felixmartin à 20:38:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

La toile mauve | 13 janvier 2007

Sur la toile mauve de mes nuits incertaines
Ton message ne s'est pas accroché
Ou bien je t'ai manqué ou bien tu m'as manquée.
Pour être en pensée jusqu'à toi
Je circule virtuellement dans la ville aux deux fleuves.

Les pages de ton carnet se sont détachées
Tu as arraché les mots traînant comme des chiens
Pour mieux les enchaîner à mon esprit fiévreux
Quelle est cette fièvre au goût d'argile
Que les larmes d'hier absorbent ?
 
Je me souviendrais du temps où des brigands se pressaient
Dans ma couche d'épine pour troubler l'ordre et la loi.
Tu aurais touché mon genou, tu aurais effleuré mes lèvres
J'aurais sangloté à la seule empreinte
De ton épaule laissée là après ton départ.

Tes paroles seraient allées à d'autres
Tes pas se seraient pressés vers ailleurs.
Je ne t'aurais surtout pas guéri de tes doutes superbes.
J'aurais écrit en boucle des mots au goût de rose
Sur l'écran mauve des jours de Maud.



Publié par felixmartin à 21:08:43 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Emprunt | 13 janvier 2007

Le bruit  de l'argile élastique
Sous la semelle de cuir
L'herbe mouillée, tourmentée
Par l'épaisse chaussure qui se colle et se lace
Autour de la cheville.
Les nuits pleines de sons lointains
Où l'air se fait lourd.

Publié par felixmartin à 21:01:50 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

L'aigle est mort ce soir | 18 novembre 2006

Un grand aigle blanc étend ses ailes dans le ciel du soir.
Son oeil solitaire affecte des orages et un halo de douleur écarte chacune de ses plumes. Sous la tête brisée par la balle perdue se détache un duvet qui tombe dans le vent du soir jusqu'à mon pied et le caresse.

Publié par felixmartin à 21:48:42 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Oscar Wilde | 18 novembre 2006

Le cynique ?
C'est « celui qui connaît le prix des choses mais ne sait la valeur de rien ».
Oscar Wilde

Publié par felixmartin à 20:30:27 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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