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La prière du bonzaï | 13 mai 2006


A l’ombre des géants
Mes branches blessées se tendent
En quête du vent éloigné
Mes racines amoindries sont meurtries
Par d’anciennes chaînes
En absence de la fraîche rosée
Et du brin d’herbe indocile.

L’amoncellement des jours gris
Etouffe ma plainte muette
Quand la rose éphémère
Par les mains d’un passant
Est arrachée.

Alors sous l’écorce nouée
Un écho prisonnier rappelle
Que ma sève a mille ans. 

Publié par felixmartin à 22:13:50 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Le retour d'Amour | 10 mai 2006

Elles étaient toutes venues
Avec leurs mains crispées
Et leurs bouches closes
Elles étaient toutes là
Contre la porte
Dans le noir du corridor
Phèdre et Alma
Carmen et Hélène
George et Sapho
Quand les amants unis
Se sont endormis
Elles sont reparties, radieuses.
L'amour quelque temps
S'est posé
Sur un coin de la Terre.


Publié par felixmartin à 21:57:03 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Abeilles | 10 mai 2006

Les pas sur le sol de l'enfer béant
La musique noire accompagne
la raison dans les crevasses de la dérision.

Blanche la couleur du vide
Rauque le miaulement insistant de la mort à la bouche sucrée
Pleine d'abeilles bruyantes
Et je rampe au rythme africain, esclave de la mort
L'orgue funèbre s'exhale en une marche triomphante.

Publié par felixmartin à 21:55:05 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

L'aveugle de Thèbes | 10 mai 2006

Tu ressembles encore à l'aveugle de Thèbes
Tes yeux n'ont pas de couleur.
Ma bouche est muette comme celle d'Ondine
Et je tais ton nom.
Comme Eurydice je n'entends que ton pas puissant
Et ta démarche m'est inconnue.
Demain peut-être mes nuits se peupleront de ton nom
Demain peut-être je sentirai ton odeur
Et connaîtrai l'étreinte de tes bras
Demain peut-être je sortirai de la pierre.

Publié par felixmartin à 21:52:35 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Encyclopédie | 04 mai 2006

De l’amour en encyclopédie
J’en avais goûté sur tous les airs
Ronde infernale des piliers
Marx, Freud et même Sartre
Analysant leur complexe d’analité
Expliquant mes bâillements.

J’en arrivais à rêver Cocteau et Genet
Cherchant la mâle virilité se dresser
Sur les murs fuyants de mes nuits
La croix du Christ suspendu
Avait des accents blasphématoires.

O’Connel sorti de Dublin
Au corps de champion de kung-fu
Entra dans mon lit à cette période
Mes jambes en croix
Il crevait mon con et le reste.
Un tour de roue dans sa voiture rouge
On est parti au bout du monde.

Hélas le monde est petit
On est rentré et l’ennui a suivi.
J’ai continué à bâiller
Alors j’ai croisé Marilyne…

Publié par felixmartin à 22:22:44 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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