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Miro pour les enfants | 20 avril 2006


Miro comme un enfant
Qui n'a pas appris à compter
Ou seulement sur lui-même
Il dessine des ronds et peint des bouts de fer
Il regarde le monde
Dans son dos qui le voit peindre
Et il sourit de son âme bleue.
Il décline des mots
Pour la magie de leur non-sens.
Les écrire avec la main
Les prononcer avec la bouche.

Publié par felixmartin à 09:42:49 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Picasso | 10 avril 2006

 Je ne leur offrais que mon profil
Et encore je l'aurais fondu en blanc opaque
Pour sombrer dans l'anonymat.
Mais le peintre dessina un œil,
Un nez et une bouche.
Il ne réussit qu'à esquisser une grimace mortifère
Sourire denté de travers
A l'œil étiré en tache d'effroi.

Publié par felixmartin à 21:22:15 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Je ris de toi | 10 avril 2006

Là bas sous l'éclair
Tu ne te laisses pas faire
Là-bas sous la chute d'eau
Tu hurles à l'oubli du désir
Qui ne vient pas
Là-bas sous les jours du non
Tu te souviens
De l'écran de tes fureurs
Et jamais tu ne t'abandonnes
A la source rieuse
Jamais tu ne laisses

Courir le vent
Sur tes paupières closes
Jamais tu ne prononces

Le nom de l'aimé
Et moi, là-bas,
Dans le vent de l'orage
Je ris de toi.

 

Publié par felixmartin à 20:25:59 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Le jour que je t'avais perdue | 20 mars 2006

Le jour que je t'avais perdue
je ne le savais pas.
Chaque passante dans les rues te ressemblait
et je touchais le bas de leur robe
pour reconnaître ton parfum.
Ce n'était jamais le tien.

Le ciel s'est éloigné
et ne t'a jamais rendue
à la petite fille que j'étais.
Je ne savais pas encore
ces choses que les adultes ont  tant de mal
à apprendre.

Publié par felixmartin à 22:57:36 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

La mort de l'amour | 20 mars 2006

C'est arrivé une nuit d'hier
Cette nuit-là l'amour était mort.
Il était mort déjà
il a fallu cette nuit blanche
pour en respirer sa mort.

Avant cette nuit
Le bruit et le mouvement
empêchaient de voir
l'amour mort.

Une nuit d'hier la mort de l'amour
respirait dans la chambre blanche.
Le bruit et le mouvement avaient
cacher jusqu'alors son absence

C'est le bruit sans l'écho
La fleur sans parfum
Le pain ouvert sans goût.

Comme l'homme a monté l'escalier
Jusqu'au lit blanc de la vraie mort
Cette nuit une âme écoute
la mort de l'amour.
 
La mort de l'amour grave un nom
au désespoir et en adoucit la souffrance.
La mort de l'amour appelle son retour.

Publié par felixmartin à 22:49:50 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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