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Les enfants sauvages | 20 mars 2006

Un tam-tam dans mon cœur
M'éloigne de l'âme des choses.

Les vagues de la mer
frappent mon ventre
et l'emplisse de la douleur
noire de l'enfance rompue.

Quand goûterais-je ce repos
où les pleurs s'apaisent
dans les bras de l'amant retouvé ?


Publié par felixmartin à 22:39:23 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Pessoa | 20 mars 2006

La complainte de Pessoa, sa supplique quand il rêve la vie
et qu'il nous en convainc avec ses mots au bord des larmes,
avec ses mots d'émotion étranglée.

Les jours en dalles disjointes.

Je caresse le désespoir de ces pages du plat de la main.
Les doigts à demi écartés, soulevés et tremblants.
Goûtant à cette incestueuse découverte.

Les jours fruitiers.

Sans écart entre la fluidité de l'air des choses
et les sensations bourdonnantes du dedans.


Les jours électriques.

Publié par felixmartin à 21:26:37 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Sourire de Bouddha | 18 mars 2006

Dans la fumée qui s'élève
Je consume ton image
Dan l'apaisement qui s'installe
Ta présence enlace l'absence.

Immobile, je m'approche de toi
Jusqu'en toi
Jouissance infinie où je suis toi
Sourire de Bouddha.

Dans cette conquête qui achève la quête
La valse lente d'une larme
Tout en joie de toi
Embrase les corps.

Dans l'extrême plénitude
Une vague de pluie fine
Erode la mémoire
Et la fond dans la gorge humide
.

Publié par felixmartin à 22:33:44 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Dieu, le fils, le prophète | 18 mars 2006

Dieu, en son lointain
L'œil morne, l'œil noir, l'œil désir
Tout à la fois souffle
La brume des paysages harmonieux,
L'écume de la mer en furie,
Le corps nu des amants.

Sur la croix haute, il souffre
Est-ce un gémissement
Ou un ultime abandon ?
Ses lèvres sourient, sèches
Et son corps tombe en gouttelettes de vie
La mort lente s'approprie son âme.

Le prophète a emporté la lumière
Eternelle de ses yeux.
Il n'a pas laissé à la foule
Le temps de toucher du doigt
L'éternité
Il l'a emportée sur sa colonne vide.

Publié par felixmartin à 22:31:35 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Effroi | 18 mars 2006

Je ne leur offrais que mon profil
Et encore je l'aurais fondu en blanc opaque
Pour sombrer dans l'anonymat.
Mais le peintre dessina un œil,
Un nez et une bouche.
Il ne réussit qu'à esquisser une grimace mortifère
Sourire denté de travers
A l'œil étiré en tache d'effroi.

Publié par felixmartin à 20:18:46 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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