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Ophélie | 18 mars 2006

Dans le miroir des nuages
Ophélie glisse sans sourire,
Quand sur l'autre rive
Narcisse, bouche close,
Chante les mots du temps enfui
A son tour il plonge
Son visage dans les rides humides
Et là-bas, les amants absents
S'unissent.


Publié par felixmartin à 20:15:45 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Fin du monde ou gueule de bois ? | 18 mars 2006

Tonitruant, truand.
La moiteur du saxophone
Avec ses mots qui résonnent
La nuit dans les pubs grouillants.

Avec les pas au dessous
Des quais sombres, acérés
De poutres en acier
Qui flottent dans les remous.

L'horreur des mots, leur folie
S'enfoncent au fond des ventres.
Défaire le temps et faire
Encore à l'envers la vie.

Le cœur perlé ne bat plus,
Il se bat pour les possibles
Étalés en cinq colonnes
à la Une. Les journaux

Collent au mur de l'oubli
Annoncent la fin du monde.
Mais la fin de notre monde
C'est hier. Qui s'en soucie ?

Publié par felixmartin à 16:44:14 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Rêverie d'avril | 13 mars 2006

Pourquoi me hissai-je dans ce trou,
Impressionnant cachot qui m’oppresse,
Infini tunnel rempli de fous
Qui me frôlent, me touchent, me pressent ?

Sans cesse, des marches se déroulent
Etranges serpents morts qui étranglent
L’unique issue loin de cette foule
Qui surgit, ricanante, à tout angle.

Soudain une froide nuit embrasse
Mon corps. Et ma prison sans barreaux
Se resserre sur mon âme lasse,
Blessée par un injuste bourreau.

Sa lâche mission est de masquer
A mes yeux voilés la lumière
De l’ailleurs, faible lueur traquée
Par cet être aux gestes de pierre.

Mon cœur éprouvé je sens fléchir,
L’espoir le délaisse et naît la peur
Je cherche à fuir ce songe, à franchir
La frontière qui mène au bonheur.

Publié par felixmartin à 21:47:34 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Roméo | 08 mars 2006

La pluie pleure aux volets
quand ta bouche à ma joue
balbutie des baisers.

La chambre close murmure
des chants secrets
à nos âmes endormies.

Et la pluie suppliante
sanglote dans la rue
sans jamais connaître notre tiédeur.

Publié par felixmartin à 22:40:21 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

bof ! | 09 février 2006

Dialogue avec la mémoire, dialogue avec les internautes, dialogue avec l'ange, dialogue avec l'imaginaire, dialogue avec soi et l'autre.

La parole posée sur la toile, parsemée de dessins, parsemée de souvenirs, d'oublis aussi.

Tisser avec Ariane au coeur double une toile à l'infini et pleurer comme Ariane sur une plage de Naxos.

Publié par felixmartin à 21:43:02 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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