Par Corinne Valleggia

Tu ne m'as jamais quittée
dans ce blanc vide ignoré
ton apparence se niche
fantomale empreinte proche
en des lointains trop enfouis
pour nourrir au jour ma vie
quoi t'aurais-je reconnue
toi que je n'ai pas connue
J'ai croisé des amours vives
qui me portaient sur leurs rives
d'autres qui m'ont abîmée
dans leurs gouffres enflammés
dans mes jours et dans mes nuits
j'ai perdu mon seul appui
quoi t'aurais-je reconnue
toi que je n'ai pas connue
tu me traversais sans cesse
silencieuse tendresse
inconnaissance des mots
absorbés dans un halo
je sais jusqu'à mon trépas
tu ne me quitteras pas
enfin je t'ai reconnue
toi que je n'ai pas connue
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog