Par Corinne Valleggia
Les lettres se décrochent
Les mots me délaissent.
J'entends à peine le chant des sirènes
Mes liens se détachent
Les mâts se rompent
Je sors de l'eau
Mes pieds nus
Chaudement découvrent
Le sable.
J'abandonne mon univers fluide
Pour ses domaines harmoniques
Je ne crains pas de me perdre
Je rejoins ses certitudes
Ses errances escarpées.
Je les ai reçues en don
Au pied de nos lits veloutés
La houle chuchotante de mes matins
Se brise à sa triomphale exaltation.
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