Par Corinne Valleggia

Le carnaval de Venise, au son des mandolines et des flûtes, joue des farandoles ricanantes. Les carrosses, lancés au galop, -il y a des carrosses dans les rues, en cuir et en or- piétinent la foule des promeneurs travestis et l'on ne sait plus s'ils rient encore lorsque les roues les éventrent. Essoufflement, se retenir avant le vertige final.
Une jeune femme glisse au ralenti, ses yeux exorbités lancent des appels silencieux, son visage bascule. Elle tombe dans le vide, en apesanteur.
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