Par Corinne Valleggia
Ne m'attrape pas
Je ne suis pas une note
Tu ne peux pas me pincer
Avec les touches de ton clavier
N'essaie pas d'aller dans les aigus
A trop vouloir m'éloigner de toi
Je me suis échappé de ton piano désaccordé
Je me suis rendu à la mélancolie des jours
Tu as beaucoup pleuré me dis-tu
Qu'as- tu fait de nous ?
Pourquoi es-tu revenue après tous tes détours
Quel tour me joueras-tu cette fois-ci
Tu me demandes pardon de m'avoir meurtri
Que sais-tu des meurtrissures
Venise la mort tu m’égrènes
Je connais ta superbe
Portière de nuit tu accordéonnes mes joues
Quand tes airs déraillent je tressaille
Puis je vais boire
Mes mains vont trembler
Mes paumes deviendront moites
Quand tu vas me harper
Las ta lumière m'attire comme une force quantique
Trop de notes compulsent à mon front
Je n'aime pas quand tu prends ton air slave
De la Russie des steppes
J'entends tes loups à ma nuque meurtrie.
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