Par Corinne Valleggia
J'ai longtemps longé les fleuves intranquilles,
j'ai marché dans les pas d'une silencieuse sirène
j'ai guetté les reflets ondoyants d'un narcisse
les harpies insatiables ont lacéré mon dos
mes histoires ont flambé à la grande h
j'ai plongé dans le fleuve de l'oubli
je ne suis pas parvenu à t'oublier
j'ai remonté le fleuve
jusqu'à ta main tendue.
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