Je vous salue amants pleins de grâce.
Combien d'amants, sauvés de la froideur des nuits,
Ont cueilli pour moi les fraîches marguerites ?
Aujourd'hui pleine de leurs fureurs passées
J'avance gaiement sur le chemin de la vie
Oubliant mes trahisons passées.
Combien de kilomètres ont-ils franchis
Pour s'abandonner à la douceur de mes charmes ?
Je me souviens de leurs chants suppliants
De jeunes mâles ithyphalliques et pioupiesques.
O mon père pardonnez-moi mes péchés !
Qu'une nouvelle vie commence pour moi
Pleine de la douceur des rides
A défaut des tumultueux fantasmes
De mes anciens amants.