Par Corinne Valleggia

Je suis ton légo
accroché à tes tendres priapes
Je suis ta pièce d'échec
que tu déplaces au gré de tes diagonales
Tu enlaces incessamment
à tes lassos mes sens exaltés
Tu lâches ma vie
dans le vide de tes élastiques sentiments
tu plonges tes dents appointées
au plus profond de mes chairs
et livide je m'immerge dans le liquide océan
de tes confusions
Je pourrais fuir
Je pourrais renoncer
à tes funestes acrobaties
mais cette fièvre que tu infiltres
efface toutes mes ombres
Tes soleils noirs m'habillent de couleur
et tes gestes, tes regards
filtrent mes jours pleins.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog