La nouvelle vague s'est plantée quelque part dans mon corps et je ne saurais dire
si le cœur a été touché.
Passante, elle m'a happée, quand j'avançais dans l'air du temps, à la recherche,je ne sais plus, de Proust ou de quelque Marcel.
Elle a délégué un de ses fils, cheveux d'écume, regardocéan, pour mieux me noyer dans son univers qui mêle le fils de l'homme à l'homme loup.
La traîtresse par petites touches
m'a d'abord baignée de sa fraîcheur couleur menthe à l'eau. Mon ventre le premier a chaviré. Elle en voulait, elle en voulait.
Elle m'a roulée dans ses flancs, chaleur retrouvée des premiers instants. Quand je dormais paisiblement, elle a lancé la dernière vague m'engloutir sans unsoupir. Pêcheur, si tu navigues par ici,
n'oublie pas, bien au dessous de ta barque, dans le fonds marin, survit, toute blanche,