Plus de mots. Jamais.
Seulement la langue alourdie
Par le poison du désir.
Plus de gémissements.
Seulement les yeux élargis
Par la violence des caresses.
Plus de vains tremblements.
Seulement le souffle qui s’éteint
A force de tensions souterraines.
Pour chasser l’insoutenable vide,
Les creux s’emplissent de sang.
Notre étreinte stérile a détourné
Le martèlement de la vie.