Guerrier aux mille blessuresil s'allonge aux souvenirsde son enfance peuplée de citéce n'est pas l'air marinqui l'a fortifié, ses brûlures viennent d'ailleurs Amazone aux mille nuitselle s'allonge aux lits défaitsde son hystérie consomméece n'est pas...
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Je marche sous le haut soleil sur la terre craquelée. Jusqu'à la montagne bleue, je marche. Je ne sais pas pourquoi je marche. Après qu'ils aient tiré sur mes enfants, sous mon regard, ils m'ont indiqué la ligne invisible jusqu'à la montagne bleue et...
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Entends, ma fille, la complaintes'élever de la plainejusqu'aux nuages accrochés à la ligne grise des monts ils ont sonné les trompettesils ont résonné les tamboursdans les clairières poussent des pieds rouges Entends, ma fille, la complaintes'élever des...
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As-tu bien refermé la porte Ne laisse pas la petite prendre froid Il y a tant de monde sur les routes Nous devons partir nous aussi Pour quel pays, pour quelle contrée ? J'ai peur, donne la main à la petite. L'exode dans mon cœur Est plus lourd que les...
Lire la suiteBalancement de tout ton corpsLes pieds flottant au dessus du sol noirPourquoi dans la courbure des reinsJe devine tes souffrances Sébastien aux flèches invisiblesSur la piste tu balances tes brasDe droite et de gauche En évocation d'un martyr de feu Paupières...
Lire la suiteContinuez votre ronde les mots, là-haut au plafond : è pericoloso sporgersi. Je ne me penche pas. Pourquoi partez-vous en file indienne sur le mur de la salle d'attente ? Quelle belle ronde vous me donnez à voir, vous vous dandinez, vous flottez ! Quelle...
Lire la suiteIl a touché les arbres, leurs feuilles se sont desséchées. Il a marché sur le gravier, le sang a coulé à flot. Il a touché mon genou, je suis boiteuse à présent.
Lire la suiteVersion 1 J'aurais voulu être Patrocle. Je ne suis que Penthésilée D'aussi loin tu étreins Mon cœur qui s'affole J'ai un souffle au cœur A force de ton étreinte au loin Viens jusqu'à ma couche Etreindre mon corps Redonner du sang à mon âme Version 2 O...
Lire la suiteCourbure de ton sourire jusqu'au bout du jour. Quand les soldats en arme sont entrés, tu as serré la main de la petite. Tu ne portais en toi aucune violence sinon la souffrance lovée dans ton sang. Elle vaut bien toutes les blessures de guerre : la mort...
Lire la suiteDerrière les croix noires au-dessus des tombes, des tombes, les fosses encore ouvertes où les homme debout, nus, attendent la mort, l'instant ultime. Dans le silence de l'horreur, dans le silence par respect pour ceux-là qui déjà ne souffrent plus, par...
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