Je serais ce violoniste qui joue à la fenêtre Derrière les volets bleus Ma musique monterait jusqu’aux nuages Et la tristesse glisserait Sur mon costume jusqu’à terre Où elle dessinerait une tache de deuil.
Trois fois murmuré Trois fois dessiné Trois fois perdu Il est là dans mes rêves verts Il est là dans les rues violettes Il est là dans la vie noire.
La beauté sortirait à peine de l’eau Je viendrais la sécher Avec des éponges bleues. Je jetterais à ses pieds des bouquets Trop vite coupés. Et je pleurerais de son parfum évanoui. Elle ne bougerait pas, Ni statue, ni femme, La beauté lointaine sortie de l’eau.
Trois fois murmuré Trois fois dessiné Trois fois perdu Il est là dans mes rêves verts Il est là dans les rues violettes Il est là dans la vie noire.
La souffrance tombait sur ses épaules arrondies Sa robe de lin décelait les sanglots accumulés Elle se taisait et retenait ses mains entre ses cuisses fermées. Greta sortie de l’enfance bourgeoise S’enferme dans le deuil du désir.
Trois fois murmuré Trois fois dessiné Trois fois perdu Il est là dans mes rêves verts Il est là dans les rues violettes Il est là dans la vie noire.
Ambiance tristesseJ'ai lu et relu ce très beau poème et ce refrain comme un leitmotiv prend aux tripes, retourne le coeur et on peut entendre l'adagio d'Albinoni peut-être pleurer ses sanglots.<br />
Un moment de lecture que j'ai apprécié ! Merci<br />
Poétiquement<br />
Moun