Par Corinne Valleggia

Oui, votre queue ne saurait plus qu'aucune fourche
à mon cœur captif filtrer ses meilleurs élans.
La blanche opale a-t-elle plus de chatoiements
que la perle lucide coulant à ma bouche ?
Votre queue possède cette force guerrière
qui délasse mes armures si capricieuses.
La flèche d'Amour est-t-elle plus impérieuse
que votre mouvement ondulant en mes chairs ?
Votre queue renferme ce céleste amphotère
qui rythme mes courbes en d'étranges murmures.
L'étalon exalté a-t-il plus belle allure
que la hampe galante plongée en mes terres ?
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