Par Corinne Valleggia
Le sang sur les ivoires blanches
a giclé à la face de l'homme noir
Il souffle son dernier soupir
piétiné par l'animal monumental
Aux côtés de l'homme
sa femme au sein tranchée,
son fils agonisant
sa fille violée
Dans ses journaux de plomb
L'homme blanc
Lance ses mots bleus
Trempés au glaive de la Justice
Les corps morts tressaillent
Quand l'Histoire passe
On a juste oublié
Le sens moral.
Reste le sang.
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