Par Corinne Valleggia
Comment ai-je pu aimer tant de femmes ? Leurs jambes voilées sont des mensonges qui me tordent au supplice. Elles se tiennent là assises sous le soleil, exactement, leurs colifichets en ballade à leurs oreilles. Qu'entendent-elles au bruissement du vent ?
Comment ai-je pu aimer tant de femmes ? Leur soif de vérité se couvre de lascifs mensonges, de calices aux couleurs d'idoles. De vérité, elles ne cherchent que l'écho de la mienne perdue depuis longtemps au fond de trous superbes.
Comment puis-je aimer cette femme ? Pour entendre le bruissement de son vagin ?
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