Souviens-toi,Par tes milliers de points d'étoiles,Je m'accroche à ta voie lactée. Dans ton ciel infini, je déroule la traîneDe tes cruelles expériences.Je t'enlace pour éloigner Les rapaces qui t'incomprennentet assiègent ta peau. Ils n'auront pas ton...
Lire la suiteJe ne te dirai pas les sanglots lointains. Je ne te dirai pas le tremblement Du bas sur la jambe. Je ne te dirai pas L'âme sans existence, Les yeux noirs des autres Qui basculent par-dessus Le berceau de mes fantasmes. Je ne te dirai pas mes souffrances...
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Ce matin, la pluie crachotait.Au volant de ma berline, j'étais vêtue de noir. J'écoutais une musique d'ailleurs : un accordéon aux sonorités argentines, une flûte comme celle d'un charmeur de serpent.Aux bords des chemins, qui me conduisaient au lac,...
Lire la suiteMon amour est si doux que Déméter y retrouverait sa fille. Mon amour est si puissant qu'Arthur y a forgé son épée. Mon amour est si éclatant que Joe Star y accroche son sourire. Mon amour est si violent que le Krakatoa y fume encore. Mon amour est si...
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Je déteste l'année 1764. C'est cette année-là que la bête m'a dévorée. Son petit a mâché ma main gauche juste avant que la bête ne tranchât ma tête. Mes métamorphoses pouvaient commencer. Au village, on m'appelait "la Jeanne". Je fus enterrée sans sacrements,...
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Il monte des escaliers, Il traverse une rue, Il est assis dans un train en marche, Il lit un journal. Il tient dans sa main Son visage penché. Il regarde au dehors La lumière des jours de pluie. Il s'éloigneSous l'alignement des peupliers dénudés. Photo...
Lire la suiteDans les jardins du palais Les courtisanes l'entouraient Cela ne lui suffisait pas Il lui fallait séduire L'ultime qui résistait. L'inconstant persévérait, Lui lançait des paroles de feu Des mots aux cages dorées. Combien de mille nuits Saurait-elle se...
Lire la suiteJ'ai connu l'Eldorado Du temps de ta silhouette Au matin de ma vie Et je t'ai oublié Il fallait bien courir les vies. Et je t'ai trahi Il fallait bien border les lits. Tu m'as attendue, Les murs de pierre s'en souviennent Ils chuchotent tes paroles collées...
Lire la suiteTon vieil amour C'est ta bouche et pourtant ce n'est pas elle qui a criéC'est ton ombre qui a crié derrière ta boucheJe sais maintenant pourquoi elle est aussi funèbreToutes tes nuits tu tiens tes corps en apesanteurVois comme ton passé tremble, une vie...
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Ce matin j'ai ouvert les deux battants de ma fenêtreJe me suis accrochée au parapetJ'ai grimpé dans la gouttière du toitEt tout là-haut j'ai crié ton nom Il a glissé sur les tuiles luisantesIl s'est dessiné sur les ardoises creusesIl a rebondi sur les...
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