L'homme sur le banc regardait les amoureux enlacés à ses côtés, oublieux de sa solitude à lui. Il tressaillit à son propre sourire ému : l'amour ne lui appartenait plus qu'à travers celui des autres.
Lire la suiteLes notes jouées sur un piano triste Dans une nuit d'hiver finissant La cloche de l'église donne l'heure Une femme chante, grave Au-dessus des mondes noirs. Une façade grise, la rue en contrebas Déserte Ma tête pareille à tout cela Rien au-dehors, rien...
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Quand tes aïeux lisaient la Bible Les miens chantaient l'Iliade. Quand tes pères récitaient la Thora Les miens priaient à genou dans la terre A l'heure de l'Angélus. Quand ta mère éloignait son regard du tien Ma mère retirait sa main froide de la mienne....
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Des lettres de toi en écriture Sympathique Des visages de toi en couverture Dans les nuits de mon lit Les dieux forniquentDans les banquets ailleurs Je crie de tous tes mots volésDes lettres enflammées, Des phrases effacéesVoilà mes offrandes Coule le...
Lire la suiteJ'ai bien envie de ta bouche grandeet des autres lieux de ton plaisirmes doigts se posent là où tu gémis tantque mes cuisses pleurent. Dans la chaleur de midi nous goûtonsà ce flot retenu mille fois.Ton visage et ton sexe se plantent dans le solEt moi...
Lire la suiteDans la chambre de velours, le miroir silencieux réchauffe les jours et les nuits. Son ovale découpé dans le cuivre et son pied au feuillage baroque l'ornent comme les vêtements épousent le corps d'une femme. Sa surface lisse et froide s'embrume de tous...
Lire la suitePour horizon, le violon qui échange d'étranges sanglots avec l'âme humaine. L'espace transparent frissonne quand le violon imprime ses frottements délicieux. Divin accord entre le violon et l'âme du monde. L'homme regarde, les yeux baissés, voyeur pudique...
Lire la suiteJe découvre l'homme.Je mange sa chair, je bois son sang. Je me délecte de sa dévoration.Je mâche ses phrases, je mords ses mots. Je tords ses consonnes, je broie ses voyelles. Je me défais de l'homme. J'avance retenant dans mes bras sa verticalité. Je...
Lire la suiteLe martèlement dans les zonesRouges sangEt les murmures se crientEn longues griffures sur les chairs nues La guêpe de la nuitEn habit de nocesPromène son abdomen sur le grainDe la peau endormie. Je n'aurai pas le temps. L'obsession, citron de l'âme, Sur...
Lire la suiteUn chagrin intense et infiniQue rien ne peut éteindreQue personne ne peut étreindre Un chagrin d'enfantDans les rues de plein ventAvec une chanson au bout des lèvresPour noyer les larmes. Cette souffrance qu'on ne sait pas direCette souffrance qui isoleEn...
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