Narcisse, éternel adolescent aux traits lisses, quand Oedipe vieillit et rencontre les douleurs de la vie.
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La reine à son taureau éprouve-t-elle plus de honte ? Prostrée et bannie de l'amour, Jamais assouvie, jamais guérie. Le poison dans ses veines a son plaisir Et comme le lierre s'attache à sa vie.De son antique crime elle expie encoreQuand d’un taureau...
Lire la suiteLa première reine à aimer la bêteOuvre la ronde de ces hommes incertains Aux blessures exsangues Vétus de robe pourpre pendue dans les vitrines des ruelles secrètes de leurs désirs mis en scène Le doigt de Saint Jean se tend Dans le dédale de leur déchirure...
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J’ai bien envie de ta bouche grandeet des autres lieux de ton plaisirmon doigt se pose là où tu gémis tantque mes cuisses pleurent. Dans la chaleur de midi nous goûtonsà ce flot retenu mille fois.Ton visage et ton sexe se plantent dans le solEt moi au-dessus...
Lire la suiteDans les champs d’hiver griffés La plainte de Déméter Se mêle à celle du vent . Les loups agrippés à sa jupeH urlent à sa douleur. Dans toutes les vallées Le froid étend sa morsure . Déméter feule sa détresse Un poignard planté au cœur Depuis que le sein...
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J'ai fait ce premier voyage jusqu'à mes soeurs de lumière. Je ne leur ai pas encore donné de noms mais j'entends déjà leurs rires au-dessus du puits. Quand je les retrouverai, le silence des espaces clos s'emplira d'infini. Au-dessus des collines, elles...
Lire la suiteLa parole sacrée pour ceux qui l'emprisonnent La parole secrète à l'écart des pauvres La parole perdue pour ceux qu'on emprisonne La parole prostituée par l'argent des riches La parole réinventée avec l'argot dans les rues La parole du désir sur un coin...
Lire la suiteRien à voir, rien à dire, Rien à penser, rien à aimer Rien en souvenir Flâner dans les jours de pont en pont au-dessus du miroir des fleuves Et le ciel pour ami Les messagers sans destination parcourent l'excellence du soir gris.
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Je serais ce violoniste qui joue à la fenêtreDerrière les volets bleus Ma musique monterait jusqu’aux nuages Et la tristesse glisseraitSur mon costume jusqu’à terreOù elle dessinerait une tache de deuil. Trois fois murmuréTrois fois dessinéTrois fois...
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A l'infini, avec l'unique conscience de leur lutte, l'homme et la femme s'affrontent sans aveux dans le silence absolu du renoncement à l'éternel retour. Plus loin que la pâleur du baiser, plus loin que la mollesse des caresses, plus loin que l'étreinte...
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