Les contes de fées me font souffrir. Quand ils se réalisent, je souffre encore. Absurde, lui ai-je répondu. Les contes de fées n'existent pas. Un soir de sombre désespoir, tu ne m'as pas secourue. J'ai décidée de ne plus me préoccuper de toi. Elle a ajouté...
Lire la suiteContinuez votre ronde les mots, là-haut au plafond : è pericoloso sporgersi. Je ne me penche pas. Pourquoi partez-vous en file indienne sur le mur de la salle d'attente ? Quelle belle ronde vous me donnez à voir, vous vous dandinez, vous flottez ! Quelle...
Lire la suiteOcéan - Je me souviens des jours anciens et je m'enivre de leur fuite insoutenable. Quelle couche choisirai-je cette nuit ? La tienne ? Nessoa - Je ne suis pas une de tes passantes. Je viens de ton passé, Océan. Arrête de boire, tu es ivre. Océan - La...
Lire la suiteQu'est-ce que t'as à chialer comme un gosse dans le noir ?Notre amour n'a jamais cessé, qu'elle m'a dit ce matin au parc.Votre amour ? La bonne blague, il a jamais commencé avec ta brune, qui te court après et qui te lâche au premier courant d'air. Allez,...
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Je l'avais pourtant cloué au sol. J'avais même réussi à l'enterrer comme la hache. De guerre lasse elle s'était évaporée. Même pas un nuage. Rien. Rien. Que du palpable, du réel, de la journée à s'emplir les poumons, le cœur et tous les organes. J'avais...
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Et pourtant, je l'aimeComme la terre tou rn e Comme j'aurais pu l'aimerSi j'avais été moins fouComme on aimerait Van GoghDe loin Le laissant reposer Au vent de ses toilesSa palette en couleursCaressant son oreille Je me souviensViens sucer mes enviesSifflait-elle...
Lire la suiteLe sculpteur était venu de la cité côtière, quelques jours précédant les vendanges à la demande du prêtre. Mon père, m'avait-on dit, était allé l'attendre au croisement des chemins et l'avait conduit chez nous. Tous les jours, à l'heure du lever, il montait...
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Grand-père m'a souvent raconté mon histoire. Avant même ma naissance, mon père avait dessiné mon sort sur le sol de notre maison en présence du prêtre. Ma mère se tenait près d'eux, sur un tabouret bas, elle arrondissait ses mains sur son ventre encore...
Lire la suiteChaque matin, dès l'aurore, le sculpteur montait depuis le village jusqu'au temple. Du haut de la fenêtre du sanctuaire, je guettais son cheminement solide et solitaire. Je marchais avec lui dans ses pas. Quand il s'arrêtait pour regarder alentour la...
Lire la suiteElle se tenait debout devant ma bibliothèque et je la voyais poindre son révolver dans ma direction. J'étais incapable de savoir si, oui ou non, l'arme était chargée. Je me contentais de me tenir à l'abri derrière le dossier de mon fauteuil, à genou sur...
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