Par Corinne Valleggia
Là-haut tournoie l'aigle
Jamais ses plumes n'ont frôlé ma joue
A peine son ombre a masqué mon coeur
La-bas dans la ruelle
L'hirondelle au ventre blanc git
Son oeil ouvert plane encore dans mon regard
J'erre au royaume des orphelins
Moineau dans les places citadines
Le poids des fantômes à mes épaules
Ce matin, l'oiseau mélancolie s'est échappé
Au-dessus de mon exil,
Il a pris son vol pour rejoindre les étoiles
Je m'en suis allée
Oublieuse et rieuse
L'âme libérée.
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