Ton vieil amour C'est ta bouche et pourtant ce n'est pas elle qui a criéC'est ton ombre qui a crié derrière ta boucheJe sais maintenant pourquoi elle est aussi funèbreToutes tes nuits tu tiens tes corps en apesanteurVois comme ton passé tremble, une vie...
Lire la suiteJe vous salue amants pleins de grâce. Combien d'amants, sauvés de la froideur des nuits, Ont cueilli pour moi les fraîches marguerites ? Aujourd'hui pleine de leurs fureurs passées J'avance gaiement sur le chemin de la vie Oubliant mes trahisons passées....
Lire la suitePremière lettre David, J'ai éclairé ce soir toutes les lumières de ma chambre rose. Une lampe ronde sur le chevet et celle du lavabo et encore l'ampoule qui sert de plafonnier. De là j'entends la Méditerranée. C'est pour cette rumeur que j'ai choisi la...
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Ce matin j'ai ouvert les deux battants de ma fenêtreJe me suis accrochée au parapetJ'ai grimpé dans la gouttière du toitEt tout là-haut j'ai crié ton nom Il a glissé sur les tuiles luisantesIl s'est dessiné sur les ardoises creusesIl a rebondi sur les...
Lire la suiteIl a suffi d'un jour sans mot, sans trace, sans empreinte,pour que les ténèbres s'abattent. Ton souffle revenu a suffi pour que l'ombre s'éloigne, pour que la lumière revienne.
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Demande-moi d'être OrphéeJe prends ta main Et sans me retournerJ'avance dans nos nuits. Quand tu es Ariane à NaxosQue ta ceinture est défaiteJe te rejoins avec mes panthèresPour m'enivrer dans tes couches. Mais ne me demande pas d'être ThétisEt retirer...
Lire la suiteDimanche après-midi au parc. La foule du dimanche après-midi, en fin d'après-midi, au parc. Les manèges éclairés, le soir descendant. Au faîte des arbres, le soleil s'affaiblit, large cercle rouge et orange, paternel comme un vieux paysan en hiver pressant...
Lire la suiteComme lui, je n'ai pas été sevré et chaque nuit la longue marche reprend jusqu'à l'apaisement qui ne vient pas. Dans ces jours de lumière et de vent, l'apaisement vient d'une bouche inconnue, d'une main étendue sur la natte tressée. En ces jours dans...
Lire la suiteCourtisane - suite 4 Wen-K'i se leva sans bruit, ouvrit la porte de la véranda. Le lac, au petit matin, s'estompait sous les brumes blanches. Silence. Suspension. Les arbres frileux plongeaient leurs chevelures rousses dans les eaux arrêtées. Le châle...
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