Si j'ai continué d'écrire ? Des lettres surtout. J'ai commencé un roman, évidemment. Puis j'ai renoncé. Tout le monde écrit, alors à quoi bon ! Et surtout, à cause de Dostoïevski et de Nastassia Filippovna. A lire cette scène admirable où la jeune femme...
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Quand le mur est tombéIls ont glissé leurs ongles dans mes cheveuxEt j'ai hurlé leur cri enseveliLa foule a continué à fêter la liberté. ....... Quand le mur est tombéLeurs ongles pétrifiésDans mes cheveuxSe sont plantésMon hurlementEn écho à leur cri...
Lire la suite" J'ai dit ma peine à qui n'a pas souffert Il s'est ri de moi. J'ai dit ma peine à qui a souffert, Il s'est penché vers moi. Ses larmes ont coulé avant mes larmes. Il avait le coeur blessé." Jean Amrouche, Chants berbères de Kabylie
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Tu dormais.Ton souffle soulevait à peine ton torse tendu même dans le sommeil.Ta tête s'inclinait de côté, à la recherche du repos.Tu avais posé tes deux mains, à plat, sur tes côtes, et sur ton ventre.Tu composais une étreinte à toi-même, orphelin des...
Lire la suiteL'écrivain, infirme de l'âme, pose son crayon sur les chemins blancs des pages, tel l'aveugle pose son bâton sur les chemins de terre.
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C'est l'éditeur qui fait la littérature... J'ai frissonné en lisant mon journal. L'orage tournait au-dessus des boulevards. J'ai regardé le ciel, il s'assombrissait. Un boson venait de se poser sur les écrans. J'ai essuyé mes cernes bleues, une larme...
Lire la suiteJ'avais quitté la ville où j'étais né. Je n'avais pas d'horizon. Juste les murs décrépis des squatts européens. Mes poupées russes ne connaissaient pas la crise. Nos voyages coulaient nos jours. Le déroulement des trains nous amenait aux bords des pays...
Lire la suiteJ'ai plongé la main puis le bras, Mon corps tout entier a basculéJ'ai glissé contre les parois lissesJ'ai cherché bien au fond Jusqu'à ce que je le senteJusqu'à ce que je l'agrippeJusqu'à ce que je l'arrache. L'humanité retient son souffleL'humanité suspend...
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Elle a pris notre petit par la main et a prononcé ces mots : "Tu n'es pas digne d'être son père." Je les ai vus s'éloigner par le petit chemin. Les jonquilles en madones blanches ont pleuré à mon passage. Les nuages ont étiré leurs chevelures grisonnantes...
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Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête. J'aimerais une révolution, une guerre, la famine, le viol et la résistance plutôt que cette incroyable douceur de vivre.Et pourtant je l'aime beaucoup cette vie.Comme on aime l'absolu de la folie.Comme...
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