Je ne me suis jamais posé Tourbillon Comme pavillon Trop facilement aimé Mal épris J'accrocherai des peaux Au rocher Eternel ignorant Jusqu'à ce que je te reconnaisse Dans la mémoire du fleuve Tes voiles m'attachent Je me suis détaché jadis Moi l'insatisfait...
Lire la suitePlus rien ne t'appartient tu n'entends plus le vent tu ne verras plus Œdipe aveugle. Les feux te mangent la cervelle sans merci. La mer, basilic frisé. Un sourire jadis effleuré nous glisse entre les doigts. Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres...
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Il est parfois difficile de s'asseoir et de penser tout simplement, en se concentrant sur un point précis, ne plus ressentir qu'un tourment trouble et pourtant bien connu. Sur la table, j'abandonnai un livre, à peine lu, mal lu. J'allumai une Pall-Mall....
Lire la suiteMon Fédor, Ta visite si rapide a laissé la maisonnée sans dessus dessous. Notre mamouchka surtout était toute retournée. Elle se remet de sa bronchite mais j'ai bien vu dans ses yeux que tu réjouissais son vieux cœur. Tu restes son préféré. Après ton...
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Qu'est-ce qui m'a pris encore ? Elle n'est même pas jeune. Elle est... elle est. Enfin, vous voyez ce que je veux dire. Il n'y a que les connaisseurs pour sentir cela. Les autres passent, sans un regard. Trop pressés. Il faut être dilettante, comme vous...
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Non vraiment, vous vous trompez. Vous exagérez. Croyez-vous ce que vous dites ? Seules les femmes sont capables de parler ainsi à un homme. Nous sommes trop faibles, ou trop fats, nous vous laissons nous tromper. Vous êtes restée cette même femme, captivante,...
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Écrire en suivant les rayons du soleilEcrire en respirant le souffle du vent. Changer au rythme des notes Le rythme des mots, Vagabonder sur la gamme, Pianoter dans le feuillage des peupliers Glisser son archet au fil de l'eau. La musique s'arrêterait...
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Je suis dans la mort âpre.Un dieu grimaçant coule mes jours dans sa forge.Je ne connais pas la paix.Passante sans nom, aucun peuple n'est le mien.La mort, quelque temps, joue avec ma chair.Jouisseuse et impudique, elle me pénètre de son souffle assoiffé.Sa...
Lire la suiteLa vague de sa robe noire dans la nuit immobile danse sur ses mollets. Je l'invite à me suivre dans le bar. Elle acquiesce, avec cette indifférence absolue que je prenais pour de l'insolence et qui est sa parure, sa force unique. Derrière le masque, pas...
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Le carnaval de Venise, au son des mandolines et des flûtes, joue des farandoles ricanantes. Les carrosses, lancés au galop, -il y a des carrosses dans les rues, en cuir et en or- piétinent la foule des promeneurs travestis et l'on ne sait plus s'ils rient...
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