Shine On You Crazy Diamond Threatened by shadows at nightAnd exposed in the lightShine on you crazy diamond Well you wore out your welcomeWith random precisionRode on the steel breezeCome on you raver, you seer of visionsCome on you painter, you piper,...
Faussaire Je viens de l'au-delàEt toute joieEst en ce jour un aiguillonDe l'extaseEncore quelques tempsEt une fois délivréeJe me dresse, enivréeDans le sein de l'AmourLa vie infinieCoule puissamment en moiJe regarde d'en basVers toi en hautPrès de l'astre...
Mon Fédor, Ta visite si rapide a laissé la maisonnée sans dessus dessous. Notre mamouchka surtout était toute retournée. Elle se remet de sa bronchite mais j'ai bien vu dans ses yeux que tu réjouissais son vieux cœur. Tu restes son préféré. Après ton...
Les pas glissent sur le sol de l'enfer béant La musique noire accompagne la raison dans les crevasses de la dérision. Blanche la couleur du videQui fond mes jambes dans le vertige Rauque le miaulement insistant de la mortà la bouche sucrée pleine d'abeilles...
Les livres aux mots noirs sont tombés épars Ce matin une main vaudou a empoigné ma poitrine mon cœur s'arrache Les livres aux mots de plomb ont délivré leurs paroles brûlantes Un esprit sorti de l'enfer a soufflé à ma bouche mes poumons s'effondrent Les...
La parole de la mèreParvenait en écho jusqu'à l'enfantDans le temps d'aprèsLa parole de l'enfant redessine,À l'envers, l'écho maternel. L'enfant écoutait en silenceLa parole de sa mèreposée dans ses mains Tel l'écho de la merposé dans le coquillage La...
C'est une une gamine de quel âge ? Elle ne connaît pas son âge. Les hommes le savent, cela lui suffit. L'amour ? Elle ne connaît pas. Elle ne sait pas. Elle n'a jamais connu. Les hommes la touchent. Partout. Elle ne sait même pas par quel orifice ils...
Souviens-toi. Il était une fois, il y a bien longtemps, comme dans les contes d'enfants. C'était au cœur de septembre. Dans nos jeunes années, nous nous sommes rencontrés. Pour toujours. Nous avions vingt ans, nos regards se sont croisés. La vie nous...
Le souvenir est une île dans le cœur solitaire. Il parcourt l'océan insatiable des jours gris pour l'émietter tout à fait.Dans les villes aux yeux fardées, des splendeurs planent magnifiquement. Si elle était... Un astre ? Une pléiade Une émotion ? Partagée...
Histoire anodine et mythiqueDu cœur de l'étéAu cœur de la Merdite Erranée. Le bateau bleu attaché à deux ancres profondesTanguait sous la lune orangeDans le ventre en boisLe marin saisit la sirèneEt dans son ventre à elleTangua de tout son poidsSes larges...
Le sculpteur était venu de la cité côtière, quelques jours précédant les vendanges à la demande du prêtre. Mon père, m'avait-on dit, était allé l'attendre au croisement des chemins et l'avait conduit chez nous. Tous les jours, à l'heure du lever, il montait...
Elle m'a dittu es mauvais pèrerends-moi mon filselle l'a tant pris dans ses brasqu'aujourd'hui il s'essoufflesur les collines de la vieà grand videil saute à cloche-pieddans les marelles effacéesje pèche avec luidans les eaux bleuespour oublierlà-bas...
Elle est là dans l'errance de mes démarches, dans leur hésitation. Claudicante, j'avance avec la gorge ronde et chaude sous le regard masculin, sèche et brûlante quand je respire. Quand viendra le moment de la délivrance ? Quand le couvercle brûlant de...
Océan - Je me souviens des jours anciens et je m'enivre de leur fuite insoutenable. Quelle couche choisirai-je cette nuit ? La tienne ? Nessoa - Je ne suis pas une de tes passantes. Je viens de ton passé, Océan. Arrête de boire, tu es ivre. Océan - La...
- Jack, faut que je me délivre de ce mic-mac ! Verse-moi ton cognac, j'ai besoin de ton divin thériaque. - Hello, Bob, c'est quoi qui te détraque ? - Deux heures que j'attends ma Slovaque sur la place, y avait juste le tic-tac des horloges, celle du beffroi,...
Petite soeur, entraîne-moidans ton noir désirje suis un homme pressétu le saisaux quatre coins du litle vent nous portera le calice est à moitié pleinviens le boire à nos amoursinfertiles et superbesbuvons à ce terrestre momentsoyons gais dévorons les...
Je me souviens tu nous parlais de l'Italie et des Ritals Je me souviens tu nous racontais la guerre et le maquis Je me souviens tu dansais bien la valse mais tu jouais mal de l'accordéon Je me souviens tu aimais le cinéma américain et aussi Gabin et Bourvil...
Je vous salue amants pleins de grâce. Combien d'amants, sauvés de la froideur des nuits, Ont cueilli pour moi les fraîches marguerites ? Aujourd'hui pleine de leurs fureurs passées J'avance gaiement sur le chemin de la vie Oubliant mes trahisons passées....
Deux hommes en noir attendaient le passant, ils l'avaient reconnu de loin, avec son visage pâle et sa démarche malaisée. Lui ne semblait se douter de rien, pourtant parfois il se retournait, troublé, et ne cessait de presser ses mains gantées. Plus il...
Ondine (une voix au lointain) Je peux le pressentir, quelque chose d’important va arriver ça approche. Ondine sort de l'eau ; sur la plage un homme est assis (même pose que le penseur de Rodin) Ondine Bonjour, que faites-vous sur la plage ? Le pêcheur...
« Le paradoxe de l'analyse : avec du faux on fait du vrai. »Lacan Ses yeux convaincus ont envie de le convaincre, lui qu'elle ne voit que de dos immobile. Il laisse aller cette amoureuse au plaisir de lui parler, lui, qui l'écoute à peine, lui donne la...
LUI Ces coups sur le mur que s'adressent les prisonniers, ou bien deux salles d'attente près du quai d'embarquement Puisque tu m'y invites, puisque je le supposeJe songe à Eurydice, un rôle que nous tenons tour à tour. Pour l'instant, parle et ne te retourne...
Je me souviens tu nous parlais de l'Italie et des Ritals Je me souviens tu nous racontais la guerre et le maquis Je me souviens tu dansais bien la valse mais tu jouais mal de l'accordéon Je me souviens tu aimais le cinéma américain et aussi Gabin et Bourvil...
C'était un beau matin juste avant l'arrivée du printemps. Deux jeunes femmes se tenaient à la terrasse de café. Un chien errant se promenait sur les boulevards. Le tramway trainait sur ses rails. Pourquoi ai-je pris ce chemin ce matin d'avant le printemps...
J'ai bien envie de ta bouche grandeet des autres lieux de ton plaisirmes doigts se posent là où tu gémis tantque mes cuisses pleurent. Dans la chaleur de midi nous goûtonsà ce flot retenu mille fois.Ton visage et ton sexe se plantent dans le solEt moi...