•  Automne

    Plus rien ne t'appartient
    tu n'entends plus le vent
    tu ne verras plus
    Œdipe aveugle.
    les feux te mangent la cervelle
    sans merci.
    La mer basilic frisé.
    Un sourire jadis effleuré
    nous glisse entre les doigts.
    Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
    et les vieilles maisons en secret qui dansent.

    George Oikonomou
    Traduction Michel Volkovitch (remerciements)

     

     


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    La sonnerie dans la gare
    annonce l'arrivée d'un train
    Je pose le pied
    Sur le rail
    J'envisage de poser un pied
    Il reste en suspens dans le vide
    J'entends les pleurs d'un enfant
    La vie commence par des pleurs
    La sonnerie a cessé
    Le train va entrer en gare
    J'entends le souffle du vent
    Résonner à mes oreilles
    Le souffle du vent était là
    Avant les rails, avant les voies
    Les pleurs de l'enfant ont cessé
    Je repose mon pied sur le quai
    Je choisis un autre croisement
    Je rejoins l'humanité
    Et ses voies
    Pour combien de jours
    Encore


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  • La rue Bonaparte commence au bord de la Seine. Mais nous l'avons prise en sortant du métro Saint Sulpice.


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  • Sept chats se promènent sur les boulevards
    Follement intrigués par les pigeons
    qui s'éparpillent sous le soleil de midi

    Sept chats se faufilent sur le pavé
    Reniflent à terre la queue dressée
    Ah comme j'aimerais me joindre à eux

    Dresser ma résolution jusqu'à
    Jusqu'à jusqu'à jusqu'à
    Glisser à travers tes pas

    Je saurais te plumer le cou
    Gagner tes sept vies
    Celles que tu ne cesses de souffler

    Entre tes longues jambes
    Au bord de ta frontière
    Mourir de la petite mort

    Sept chats étirent leur minois
    Jusqu'à la tache de soleil
    Pour humer le temps qui joue.


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