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Voici venir le temps où les souvenirs tombent
Dans le calice de l'absence en ronde folle
Les voix et les chairs tournent dans l'air et s'envolent
Valse nostalgique où ma pauvre âme succombe.
Tes traces s'effacent et rien ne me console
Le souffle du vent me rapproche de la tombe
Valse nostalgique où ma pauvre âme succombe
Au chant des oiseaux perdus dans les tristes saules.
Voici venir le temps où les souvenirs tombent.
Ton ombre tremblée du bout de l'amour me frôle
Ton bel enchantement exilé me rend folle
Sur l'écran des jours maussades meurt la colombe.
Vaste et noir le néant des jours sans ton épaule.
La douce lune se noie dans ma sombre tombe
Ton œil de loup affamé sans pudeur surplombe
Ma douleur où repose ta bouche en étole.
Publié par felixmartin à 23:08:41 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens

Entends, ma fille, la complainte
s'élever de la plaine
jusqu'aux nuages accrochés
à la ligne grise des monts
ils ont sonné les trompettes
ils ont résonné les tambours
dans les clairières
poussent des pieds rouges
Entends, ma fille, la complainte
s'élever des hameaux
jusqu'aux cheminées tordues
sur les toits livides
la liberté est la mort
elle accroche aux falaises
tous ses fils en jupettes
partis pour la guerre
Entends, ma fille, la complainte
s'élever de la plaine
les peupliers s'agitent
au vent de la mort
Publié par felixmartin à 13:03:20 dans Poésies lointaines | Commentaires (1) | Permaliens
Plus rien ne t'appartient
tu n'entends plus le vent
tu ne verras plus
Œdipe aveugle.
Les feux te mangent la cervelle
sans merci.
Un sourire jadis effleuré
nous glisse entre les doigts.
Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
et les vieilles maisons qui dansent en secret.
Publié par felixmartin à 13:37:07 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens

Écrire en suivant les rayons du soleil
Ecrire en respirant le souffle du vent.
Changer au rythme des notes
Le rythme des mots,
Vagabonder sur la gamme,
Pianoter dans le feuillage des peupliers
Glisser son archet au fil de l'eau.
La musique s'arrêterait
Au vol des oiseaux dans le ciel.
La musique recommencerait
Au vol des oiseaux dans le ciel.
Les nuages fileraient en suivant les violons.
La musique serait les mots.
Donner à l'amour cette même douceur,
Cette légèreté divine.
Musique, aide-moi à vaincre ce rêve,
À le modeler tel le premier homme.
Musique aide-moi à donner vie à l'amour.
Symphonie, tes notes respirent
Au cœur des hommes,
Au cœur de l'humanité,
Au cœur d'un dieu peut-être.
Chacune de tes notes éveille le merveilleux
Ton rythme m'essouffle, symphonie.
Laisse reposer mon âme au fil de ton onde.
Publié par felixmartin à 22:45:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (1) | Permaliens

L'homme sur le banc regardait les amoureux enlacés à ses côtés, oublieux de sa solitude à lui. Il tressaillit à son propre sourire ému : l'amour ne lui appartenait plus qu'à travers celui des autres.
Publié par felixmartin à 17:59:10 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens
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