• Plus rien ne t'appartient
    tu n'entends plus le vent
    tu ne verras plus
    Œdipe aveugle.
    Les feux te mangent la cervelle
    sans merci.
    La mer, basilic frisé.
    Un sourire jadis effleuré
    nous glisse entre les doigts.
    Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
    et les vieilles maisons qui dansent en secret.


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  • Écrire en suivant les rayons du soleil
    Ecrire en respirant le souffle du vent.
    Changer au rythme des notes
    Le rythme des mots,
    Vagabonder sur la gamme,
    Pianoter dans le feuillage des peupliers
    Glisser son archet au fil de l'eau.

    La musique s'arrêterait
    Au vol des oiseaux dans le ciel.
    La musique recommencerait
    Au vol des oiseaux dans le ciel.
    Les nuages fileraient en suivant les violons.
    La musique serait les mots.

    Donner à l'amour cette même douceur,
    Cette légèreté divine.
    Musique, aide-moi à vaincre ce rêve,
    À le modeler tel le premier homme.
    Musique aide-moi à donner vie à l'amour.

    Symphonie, tes notes respirent
    Au cœur des hommes,
    Au cœur de l'humanité,
    Au cœur d'un dieu peut-être.

    Chacune de tes notes éveille le merveilleux
    Ton rythme m'essouffle, symphonie.
    Laisse reposer mon âme au fil de ton onde.


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  • L'homme sur le banc regardait les amoureux enlacés à ses côtés, oublieux de sa solitude à lui. Il tressaillit à son propre sourire ému : l'amour ne lui appartenait plus qu'à travers celui des autres.

     


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  • Les notes jouées sur un piano triste
    Dans une nuit d'hiver finissant
    La cloche de l'église donne l'heure
    Une femme chante, grave
    Au-dessus des mondes noirs. 
    Une façade grise, la rue en contrebas
    Déserte
    Ma tête pareille à tout cela
    Rien au-dehors, rien au-dedans 

    Se pourra-t-il que le jour se repeuple ?
    Quel jour ?
    Tremblant. 

    L'impossibilité de toucher
    Cette angoisse flottante,
    Pas même une angoisse.

     Chanceler face au rien
    Rien la vie, rien les gestes,
    Choisir de voir passer les temps
    Et ne plus toucher
    Sinon avec le regard éloigné.

     

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  • Quand tes aïeux lisaient la Bible
    Les miens chantaient l'Iliade.
    Quand tes pères récitaient la Thora
    Les miens priaient à genou dans la terre
    A l'heure de l'Angélus.

    Quand ta mère éloignait son regard du tien
    Ma mère retirait sa main froide de la mienne.
     Pourquoi, ce jour, marcherions-nous sur le même chemin ?
     

    photo : Modimo
    http://modimo.canalblog.com

     


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